LE RETABLE

Le retable obéit à l’idéal esthétique défini dès le début du XVII°s., héritier de l’apport fondamental de la Renaissance . En effet, dans cette approche nouvelle, l’ensemble d’un retable s’apparente à une architecture avec colonnes, entablement, couronnement, prédelle de base sur laquelle s’élève l’architecture. Ainsi l’espace, bien défini et maîtrisé, met en valeur les niches où prennent place des statues et des tableaux peints narratifs  évoquant des moments frappants de la vie et de la passion du ou des saintes et saints auxquels est dédié le retable.  Au couronnement Dieu le Père ou le Christ en croix, ou encore comme ici, une Ascension de Marie.

 

A l’origine, le rétable était dressé à l’arrière de la Table d’Autel. Deux portes latérales  donnaient accès à une étroite sacristie, entre retable et mur de chevet, cachant la fenêtre est victime de gouttières à la voûte du chœur, le retable a été déplacé (1970) face à la porte d’entrée, ainsi mieux au sec et lisible.

 

  

Les statues (3 niches)

Au  centre, statue d’une Vierge à l’Enfant datable du XIV°s. (statue qui devait se trouver déjà dans la chapelle et que, par souci d’économie, on a replacé là au XVII°s).

De part et d’autre, statues de Sainte Magdeleine et de Saint Jean-Baptiste, contemporaines du retable.

 

 

Les panneaux peints

Trois à la prédelle, trois au second registre, trois au couronnement.

 

Henri Loreto

10ième page d'histoire